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Remise en route de la piscine en bois : la checklist

À partir d’environ 12 °C, l’eau d’un bassin sort progressivement de sa torpeur hivernale. Les algues et les micro-organismes recommencent alors à se développer, parfois avant même que la piscine donne l’impression d’avoir changé.

Mis à jour20 août 2026
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Remise en route de la piscine en bois : la checklist

Remise en route de la piscine en bois: la checklist

Attendre les premières fortes chaleurs pour rouvrir une piscine en bois, c’est prendre le risque de transformer une remise en route simple en opération de rattrapage. À l’inverse, intervenir trop tôt oblige à relancer une installation dans une eau encore froide, avec des équipements qui ne fonctionnent pas tous dans les mêmes conditions.

Pour une piscine en bois massif sans liner, le calendrier ne se décide donc pas à la date du calendrier. Il dépend de la température réelle de l’eau, du type de traitement, de l’état des protections et de la météo des jours suivants. La bonne période se situe souvent autour de 12 à 15 °C, mais cette fourchette reste un repère: la notice de l’électrolyseur, du désinfectant et du matériel de filtration doit toujours primer.

La remise en route n’est pas une formalité de printemps. C’est le moment où la structure, l’étanchéité et les équipements passent leur premier contrôle de l’année.

Le timing idéal: quand lancer la réouverture du bassin

Le thermomètre de l’eau est plus utile que celui de l’air. Une journée douce et ensoleillée peut donner l’impression que la piscine est prête, alors que le bassin reste nettement plus froid, surtout après un hiver humide ou une période de nuits fraîches. À l’inverse, plusieurs jours de redoux peuvent accélérer la reprise de l’activité biologique dans une eau qui paraît encore propre.

L’objectif n’est pas de viser une température au degré près, mais d’éviter deux erreurs opposées:

  • ouvrir trop tôt, alors que les canalisations, la pompe et le système de traitement ne sont pas encore prêts à fonctionner normalement;
  • attendre trop longtemps, jusqu’à ce que l’eau se trouble ou verdisse et que le nettoyage exige davantage de filtration et de produits.

Dans la plupart des régions françaises, la surveillance devient pertinente au début du printemps. La date effective varie cependant fortement entre le littoral, les zones de montagne, le Sud et les régions plus fraîches de l’Ouest ou du Nord. Le meilleur repère consiste à relever la température de l’eau pendant quelques jours et à regarder la tendance, plutôt qu’à réagir à une seule mesure.

Le cas particulier de l’électrolyse au sel

Les électrolyseurs au sel ne se comportent pas tous de la même manière lorsque l’eau est froide. Certains appareils réduisent automatiquement leur production, d’autres affichent un défaut ou interrompent la génération de chlore sous un seuil défini par le fabricant. Une eau trop froide peut aussi rendre le fonctionnement de la cellule moins pertinent pour la remise en route.

Avant de remettre l’électrolyseur en service, vérifiez donc:

  • la température minimale de fonctionnement indiquée dans la notice;
  • la présence éventuelle d’un mode hivernage ou d’un réglage de reprise;
  • le niveau de sel requis par l’appareil;
  • l’état visuel de la cellule et de ses connexions;
  • la compatibilité du traitement complémentaire envisagé avec l’électrolyse.

Si l’eau n’a pas encore atteint le seuil recommandé, il est généralement préférable de remettre d’abord la circulation et la filtration en état, puis d’attendre avant d’activer la production de sel. Le traitement temporaire utilisé entre-temps doit être choisi en fonction de l’installation et des recommandations du fabricant. Il ne s’agit pas de remplacer automatiquement un procédé par un autre.

Retarder de quelques jours l’activation d’une cellule coûte moins cher qu’un redémarrage précipité qui oblige ensuite à diagnostiquer un défaut, une production insuffisante ou une cellule prématurément usée. Le point important n’est pas un montant théorique, mais la compatibilité entre la température de l’eau et l’équipement installé.

Ne pas confondre ouverture et baignade

La remise en route peut commencer avant la première baignade. Retirer la couverture, inspecter le bois, remettre le circuit hydraulique en pression et nettoyer le filtre ne signifie pas que l’eau est immédiatement utilisable. La baignade ne vient qu’après la stabilisation des paramètres, la fin du traitement de rattrapage éventuel et le respect du délai indiqué pour les produits employés.

Cette distinction permet d’agir au bon moment sans se mettre la pression. On peut ouvrir techniquement le bassin, remettre la filtration en marche et attendre encore que la température monte avant de préparer la saison de baignade.

Préparation physique: retrait des protections et nettoyage du bois

La première intervention est souvent la plus salissante: retirer la bâche d’hivernage sans déverser dans le bassin l’eau stagnante, les feuilles et les dépôts accumulés pendant plusieurs mois.

Retirer la bâche sans vider son contenu dans le bassin

Avant de déplacer la couverture, retirez autant que possible l’eau présente à sa surface. Une pompe adaptée, un aspirateur prévu pour cet usage ou un système d’évacuation installé à proximité peut être utilisé selon la configuration. Les feuilles et les branches se retirent au filet ou à la main, sans les pousser vers le centre du bassin.

Le but est simple: limiter la quantité de matière organique qui arrive dans l’eau au moment de l’ouverture. Une bâche qui se vide brutalement dans la piscine ne provoque pas mécaniquement un problème précis dans tous les cas, mais elle augmente la charge à traiter et peut compliquer l’analyse des paramètres. Elle peut aussi troubler rapidement une eau qui semblait encore correcte.

Une fois retirée, la couverture doit être nettoyée avant son stockage. Laissez-la sécher complètement, inspectez les œillets, les sandows, les fixations et les zones qui frottent contre la margelle. Un pli humide enfermé pendant plusieurs mois favorise les mauvaises odeurs et la dégradation prématurée du matériau. Stockez ensuite la bâche à l’abri des rongeurs, de l’humidité persistante et du soleil direct.

Déposer les accessoires d’hivernage

Retirez les flotteurs, les bouchons de refoulement, les bouchons de prise balai et les dispositifs placés dans les skimmers, notamment les gizmos lorsqu’ils ont été installés. Travaillez méthodiquement: chaque pièce doit être identifiée avant d’être rangée, surtout si plusieurs bouchons ont des formats proches.

Profitez de cette étape pour contrôler l’état des joints et des filetages. Un bouchon marqué, fendu ou difficile à remettre en place mérite d’être remplacé avant la remise en pression du réseau. Un gizmo oublié dans un skimmer peut gêner le fonctionnement normal de l’aspiration. Un bouchon mal positionné peut, lui, créer une fuite ou empêcher le circuit de se remplir correctement.

Le matériel de remise en route piscine ne se limite pas aux produits de traitement. Prévoyez aussi, selon votre installation:

  • un filet de surface et une épuisette de fond;
  • une brosse compatible avec le revêtement et la finition du bois;
  • une pompe ou un dispositif d’évacuation pour l’eau de couverture;
  • des bandelettes ou un appareil de mesure adapté;
  • les joints et bouchons de rechange utiles;
  • un nettoyant approprié pour la couverture et les abords;
  • le matériel nécessaire au nettoyage ou au contre-lavage du filtre.

Rassembler ces éléments avant d’ouvrir le bassin évite les allers-retours et les manipulations improvisées. Une piscine en bois ne demande pas forcément plus d’équipements qu’un autre bassin, mais elle tolère moins les outils trop agressifs et les nettoyages réalisés dans la précipitation.

Inspecter le bois avant de remettre le bassin en service

La structure doit être examinée alors qu’elle est encore dégagée. Regardez les madriers sur toute leur hauteur, les angles, les assemblages, les zones proches du sol et les points de passage des canalisations. Sur une piscine en bois massif sans liner, cette inspection est particulièrement importante: une fois le bassin plein, une partie de la structure n’est plus accessible et les signes discrets deviennent difficiles à interpréter.

Il faut distinguer les marques normales du vieillissement du bois des indices qui justifient une intervention. Un grisaillement superficiel, une variation de teinte ou une petite fissure longitudinale ne signifient pas automatiquement que la structure est compromise. En revanche, plusieurs signaux doivent conduire à interrompre la remise en route:

  • un madrier qui se déforme ou se soulève;
  • un assemblage qui présente un jeu inhabituel;
  • une zone sombre et persistante dans un emboîtement;
  • un bois qui reste humide ou spongieux au même endroit;
  • un suintement à la base de la structure;
  • une fixation desserrée, oxydée ou déplacée;
  • une fissure qui s’élargit, traverse une zone d’assemblage ou s’accompagne d’un mouvement.

Ne poncez pas agressivement une zone simplement grisie pour la faire paraître neuve. Le nettoyage doit retirer les dépôts et les salissures sans arracher les fibres. Utilisez une brosse souple ou moyennement dure selon la finition, toujours en suivant le fil du bois. Les nettoyeurs haute pression sont à manier avec prudence: une pression excessive peut ouvrir les fibres, marquer la surface et pousser l’eau dans des zones qui doivent rester sèches.

Si vous repérez un doute structurel ou une fuite, mieux vaut faire contrôler le bassin avant le remplissage. Ajouter de l’eau pour vérifier une étanchéité incertaine peut aggraver une infiltration derrière les madriers et rendre le diagnostic moins lisible.

Gestion hydraulique: remise à niveau et réamorçage du système

Après l’inspection, il faut remettre le circuit hydraulique dans sa configuration de fonctionnement. Cette phase se déroule tranquillement, vanne après vanne. Une pompe qui tourne à sec ou un circuit rempli d’air peut être endommagé en peu de temps.

Ajuster le niveau d’eau

Le niveau doit se situer dans la zone de fonctionnement prévue par les skimmers, généralement autour des deux tiers ou des trois quarts de leur ouverture. La référence exacte dépend du modèle et de la forme du bassin. Il ne faut donc pas appliquer une hauteur identique à toutes les installations.

Un niveau trop bas peut provoquer une prise d’air et un désamorçage. Un niveau trop haut peut réduire la marge disponible lors des pluies et modifier le comportement de l’écrémage de surface. Ajustez progressivement avec de l’eau propre du réseau ou évacuez l’excédent avec un dispositif approprié.

Évitez de renvoyer dans le bassin l’eau récupérée sur la bâche. Elle contient souvent des feuilles décomposées, des poussières et des contaminants dont la composition est impossible à connaître précisément. L’évacuer séparément simplifie le traitement qui suivra.

Remettre les vannes et les conduites en service

Avant de remettre la pompe sous tension, vérifiez la position de chaque vanne. Les canalisations qui avaient été vidangées ou bouchées doivent être remises en configuration normale. Les bouchons d’hivernage ne doivent plus obstruer les refoulements, la prise balai ou les autres points prévus pour la circulation.

Contrôlez également:

  • le panier du skimmer;
  • le panier du préfiltre de pompe;
  • le couvercle et son joint;
  • les raccords vissés;
  • le robinet multivoies;
  • la vanne de vidange ou d’évacuation;
  • les tuyaux souples qui ont pu se déplacer pendant l’hiver.

Le couvercle du préfiltre doit être correctement positionné et étanche, sans être serré au-delà de ce que prévoit le fabricant. Un joint aplati, sale ou desséché peut suffire à laisser entrer de l’air. Cette prise d’air n’est pas toujours visible sous forme de fuite d’eau: elle se repère parfois à la présence de bulles dans le préfiltre ou à l’impossibilité de conserver l’amorçage.

Réamorcer la pompe sans la faire souffrir

Si la pompe et le préfiltre ont été correctement protégés, remplissez le corps de pompe avec de l’eau selon la procédure du fabricant, ouvrez progressivement les vannes puis mettez l’installation en marche. Surveillez immédiatement le préfiltre, le bruit du moteur, la pression au manomètre et le retour d’eau dans le bassin.

Une pompe qui ne s’amorce pas ne doit pas être relancée indéfiniment. Coupez-la, remettez de l’eau dans le préfiltre si nécessaire et recherchez la cause:

1. Vérifiez que le niveau d’eau permet bien l’aspiration par le skimmer.

2. Contrôlez que la vanne d’aspiration est ouverte et que le panier n’est pas obstrué.

3. Inspectez le couvercle du préfiltre et son joint.

4. Purgez l’air selon la procédure prévue.

5. Regardez si un raccord, un bouchon ou une liaison souple laisse entrer de l’air.

6. Vérifiez la position du filtre et du robinet multivoies.

7. Arrêtez l’installation si le moteur chauffe, si le débit reste nul ou si un bruit anormal apparaît.

Le réamorçage n’est pas seulement une formalité pour la pompe. Il permet aussi de remettre progressivement la structure et les raccords en pression. Faites le tour du bassin et du local technique après quelques minutes, puis de nouveau lorsque l’installation fonctionne depuis un moment. Une petite fuite repérée tôt se traite beaucoup plus facilement qu’une infiltration découverte après plusieurs jours.

Sur une piscine en bois sans liner, l’absence de fuite visible ne dispense pas du contrôle: inspectez les raccords, les traversées de paroi et la base de la structure après chaque remise en pression.

Équilibre chimique et traitement choc pour une eau cristalline

Une eau claire n’est pas nécessairement une eau équilibrée. Après l’hivernage, commencez par mesurer avant d’ajouter quoi que ce soit. Le pH, le désinfectant, l’alcalinité et, si votre traitement le demande, le stabilisant doivent être interprétés ensemble. Les valeurs cibles varient selon le désinfectant, le matériel de mesure et les indications du fabricant.

Mesurer avant de corriger

Les bandelettes donnent une tendance rapide, mais leur lecture peut être approximative, notamment lorsque les couleurs sont proches ou que la bandelette a été mal conservée. Un photomètre ou un autre appareil correctement entretenu offre une mesure plus exploitable, à condition de respecter la procédure et de vérifier régulièrement son état.

Le pH est généralement ajusté dans une plage compatible avec le désinfectant utilisé, souvent autour de 7,0 à 7,4 pour une piscine traitée au chlore, mais la valeur recommandée doit être confirmée par la notice des produits et les préconisations de l’installation. Plus le pH s’éloigne de la plage adaptée, plus l’action du chlore peut devenir moins efficace. Il est impossible de résumer cette évolution à un pourcentage universel: elle dépend notamment du pH exact, de la présence de stabilisant, de la température et de la charge organique de l’eau.

Corrigez le pH par petites étapes, laissez la filtration mélanger le produit, puis mesurez à nouveau avant de passer à la suite. Ajouter plusieurs correcteurs en même temps rend le résultat difficile à lire et peut conduire à surdoser.

Dans quel ordre procéder?

L’ordre le plus logique est le suivant:

1. Retirer les débris et nettoyer les parois.

2. Remettre la circulation et la filtration en fonctionnement.

3. Mesurer le pH et les paramètres nécessaires au traitement.

4. Corriger le pH si la valeur se situe hors de la plage recommandée.

5. Attendre le temps de mélange indiqué pour le produit.

6. Évaluer l’état de l’eau et appliquer, si nécessaire, un traitement de rattrapage.

7. Laisser filtrer et contrôler à nouveau avant toute baignade.

Cette séquence évite de faire porter au traitement chimique un problème qui relève en réalité d’un filtre colmaté, d’une pompe mal amorcée ou d’un pH très éloigné de la plage de fonctionnement.

Le traitement choc n’a pas un dosage universel

Le terme traitement choc désigne une élévation temporaire du niveau de désinfectant destinée à traiter une eau dégradée ou à accélérer le rattrapage après l’hivernage. Le dosage dépend du produit: chlore en poudre, granulés, pastilles à dissolution rapide, brome ou autre solution compatible avec le bassin. Il dépend aussi du volume d’eau, de la concentration du produit, de la présence de stabilisant et de l’état réel de la piscine.

Il faut donc suivre la dose inscrite sur l’emballage, calculée pour le volume exact du bassin. Un objectif exprimé en parties par million ne peut pas être transposé automatiquement d’un produit à un autre. La concentration obtenue et sa durée de maintien varient selon la formulation, la température, la lumière et la charge organique.

Après l’ajout, faites fonctionner la filtration pendant la durée préconisée. Une filtration continue peut être pertinente au démarrage lorsque l’eau est trouble ou chargée, mais elle ne remplace pas le contrôle du filtre: le manomètre et le débit doivent être surveillés. Si la pression augmente nettement, procédez au nettoyage du filtre selon le type de média utilisé.

Pendant le traitement, interdisez la baignade jusqu’au retour à une valeur compatible avec le produit et jusqu’à la disparition des consignes de sécurité figurant sur la notice. Ne mélangez jamais des produits directement entre eux. Évitez également de verser un produit dans le skimmer si la notice ne le prévoit pas: certaines formulations peuvent endommager le matériel ou créer une concentration localisée trop forte.

L’eau trouble ne se corrige pas toujours avec davantage de désinfectant

Une eau qui vire peut manquer de désinfectant, mais ce n’est qu’une hypothèse parmi d’autres. Avant d’augmenter la dose, vérifiez:

  • le pH et, si nécessaire, l’alcalinité;
  • la concentration réelle de désinfectant;
  • la durée et le débit de filtration;
  • l’état du média filtrant;
  • la présence de débris ou de matière organique;
  • le niveau de stabilisant lorsque le traitement au chlore en utilise;
  • l’exposition du bassin au soleil, au vent et aux apports extérieurs.

Un filtre colmaté peut laisser circuler une eau qui paraît brassée sans retenir correctement les particules. Une pompe sous-dimensionnée, une vanne mal positionnée ou un panier obstrué peuvent réduire le débit sans provoquer une panne franche. À l’inverse, une concentration insuffisante de désinfectant peut réellement expliquer la dégradation de l’eau. Le diagnostic doit donc porter sur l’ensemble du système, pas sur le seul bidon de produit.

Électrolyse au sel: reprendre progressivement

La remise en route d’une piscine équipée d’un électrolyseur commence par les fondamentaux: circulation correcte, niveau de sel conforme, cellule propre et eau équilibrée. L’appareil ne doit pas être utilisé pour compenser une eau très chargée ou un circuit hydraulique qui fonctionne mal.

Selon la notice, vous pourrez activer un mode de production renforcée, utiliser une fonction de surchloration ou compléter temporairement avec un désinfectant compatible. Ces solutions ne sont pas interchangeables et ne doivent pas être combinées au hasard. Respectez le seuil de température de la cellule, le taux de sel demandé et le temps de filtration nécessaire pour répartir le désinfectant dans tout le bassin.

Optimisation de la filtration: le calcul du temps de cycle

La règle T/2 reste un repère pratique pour estimer le nombre d’heures de filtration quotidiennes: on divise la température de l’eau par deux. À 20 °C, cela donne environ 10 heures; à 26 °C, environ 13 heures. Mais cette formule ne garantit ni que tout le volume passe réellement une fois dans le filtre, ni que l’eau est assainie. Le résultat dépend du débit réel, du volume du bassin, de la perte de charge, de l’état du filtre et de la configuration des canalisations.

Pour l’utiliser correctement, commencez par vérifier le débit annoncé ou mesuré de la pompe dans les conditions réelles de l’installation. Une pompe ne délivre pas nécessairement le même débit que celui indiqué dans une présentation commerciale, car les coudes, la longueur des tuyaux, le filtre et la hauteur de refoulement modifient le fonctionnement. Le calcul théorique du temps de renouvellement peut aider à comprendre l’installation, mais il ne remplace pas l’observation de la qualité de l’eau.

Température de l’eauRepère T/2Ajustement à prévoir
16 °Cenviron 8 hRéduire ou augmenter selon la clarté de l’eau, le débit et le traitement
20 °Cenviron 10 hContrôler la pression du filtre et la stabilité du désinfectant
24 °Cenviron 12 hPrévoir davantage de filtration si le bassin est exposé ou fréquenté
28 °Cenviron 14 hSurveiller plus souvent l’eau et l’état du filtre

La filtration peut être répartie en plusieurs plages dans la journée. Cette organisation favorise le brassage à différents moments et permet d’adapter le fonctionnement aux périodes d’ensoleillement, de fréquentation et d’ajout de produits. Elle n’est pas obligatoire: un cycle continu peut être préférable pendant un rattrapage, après un épisode venteux ou lorsque l’eau est très chargée.

Le choix dépend aussi du niveau sonore, du tarif électrique, de la température de l’eau et des recommandations du fabricant. Faire fonctionner la pompe davantage n’est pas toujours inutile, mais le gain doit être mis en regard de la qualité observée. De la même manière, réduire mécaniquement la durée au minimum théorique n’est pas une garantie d’économie si l’eau se dégrade et impose ensuite un traitement plus lourd.

Lire les signes de l’installation

Les premiers jours, surveillez la pression au manomètre, le débit aux refoulements et l’absence de bulles persistantes dans le préfiltre. Une hausse de pression indique souvent que le filtre retient des particules et doit être nettoyé. Une pression anormalement basse peut signaler un manque d’eau, un panier obstrué, une prise d’air ou un problème sur le circuit d’aspiration.

Nettoyez aussi régulièrement la surface du bassin. Les feuilles et les pollens consomment du désinfectant et compliquent le travail du filtre. Le nettoyage mécanique n’est pas une étape secondaire: retirer les salissures avant qu’elles ne se décomposent réduit la charge que le traitement devra ensuite gérer.

Les contrôles à effectuer avant la première baignade

Avant d’autoriser la baignade, reprenez la remise en route piscine point par point, sans vous fier uniquement à l’aspect visuel de l’eau. Un bassin limpide peut présenter un paramètre hors plage, tandis qu’une eau légèrement voilée peut être en cours de clarification après le nettoyage.

Vérifiez notamment:

1. La bâche est retirée, nettoyée, sèche et stockée dans de bonnes conditions.

2. Les accessoires d’hivernage sont déposés et rangés après contrôle des joints et des filetages.

3. Le bois a été inspecté sur les madriers, les angles, les assemblages et la base de la structure.

4. Le niveau d’eau se situe dans la zone recommandée pour les skimmers.

5. Les paniers, le préfiltre, les vannes et le robinet multivoies sont propres et correctement positionnés.

6. La pompe est amorcée et fonctionne sans bruit inhabituel ni échauffement anormal.

7. Le local technique et les abords du bassin ne présentent pas de suintement.

8. Le pH et les autres paramètres utiles ont été mesurés avec un matériel fiable.

9. Le traitement de rattrapage, lorsqu’il était nécessaire, est terminé selon la notice du produit.

10. Le niveau de désinfectant est compatible avec la baignade et le délai de sécurité est respecté.

11. La filtration est programmée selon la température, le débit et l’état réel de l’eau.

12. L’électrolyseur, s’il y en a un, fonctionne dans les conditions prévues par son fabricant.

Ces vérifications prennent moins de temps qu’un démontage réalisé après une fuite, un désamorçage ou une eau devenue verte. Elles permettent aussi de distinguer un problème de traitement d’un problème hydraulique, ce qui évite d’ajouter des produits à une installation qui ne les distribue pas correctement.

La remise en route d’une piscine en bois massif sans liner ne consiste pas à tourner un bouton et à attendre que l’eau redevienne claire. Elle commence par une observation de la structure, se poursuit par une remise en pression progressive du circuit et se termine par un traitement adapté à la situation réelle du bassin. Chaque étape prépare la suivante: une bâche mal vidangée surcharge le nettoyage, une pompe mal amorcée perturbe la filtration, un pH mal corrigé réduit l’efficacité du désinfectant et un filtre négligé laisse les particules repartir dans l’eau.

Le bon redémarrage est donc moins une affaire de quantité de produit qu’une affaire d’ordre et de diagnostic. Mesurez avant de corriger, vérifiez avant de forcer, et adaptez les durées comme les dosages à votre installation. La formule T/2 peut aider à programmer la filtration, mais elle reste un point de départ, pas une promesse de renouvellement complet de l’eau. De même, la température de 12 à 15 °C donne une fenêtre de travail utile, mais le traitement installé et les consignes du fabricant doivent guider la décision finale.

Sur une piscine en bois, cette méthode a un avantage très concret: elle permet de traiter séparément ce qui relève du bois, de l’étanchéité, de l’hydraulique et de la qualité de l’eau. C’est cette séparation des problèmes, plus que la multiplication des produits, qui transforme la réouverture du bassin en opération maîtrisée.

Questions fréquentes

À quelle température faut-il remettre en route une piscine en bois ?
La période de remise en route se situe souvent autour de 12 à 15 °C, mais la notice de l’électrolyseur, du désinfectant et du matériel de filtration doit primer. Il est préférable de suivre la température de l’eau pendant quelques jours plutôt que de se fier à une seule mesure.
Comment retirer une bâche d’hivernage sans salir l’eau de la piscine ?
Il faut retirer autant que possible l’eau présente sur la bâche, puis enlever les feuilles et les branches au filet ou à la main sans les pousser vers le centre du bassin. L’eau récupérée sur la couverture doit être évacuée séparément.
Que faut-il vérifier avant de remettre la pompe de la piscine en marche ?
Contrôlez le niveau d’eau, la position des vannes, les paniers, le préfiltre, son couvercle et son joint, les raccords, le robinet multivoies et les tuyaux. La pompe doit être remplie d’eau selon la procédure du fabricant et surveillée dès sa mise en marche.
Quel est le temps de filtration recommandé pour une piscine ?
La règle T/2 donne un repère pratique en divisant la température de l’eau par deux : environ 10 heures à 20 °C et 13 heures à 26 °C. Cette durée doit être adaptée au débit réel, au volume du bassin, à l’état du filtre et à la qualité de l’eau.
Faut-il faire un traitement choc lors de la remise en route ?
Un traitement de rattrapage peut être nécessaire si l’eau est dégradée, mais son dosage dépend du produit, du volume d’eau, de la concentration, du stabilisant et de l’état réel de la piscine. Il faut suivre la dose indiquée sur l’emballage et respecter le délai de sécurité avant la baignade.
Quand peut-on se baigner après la remise en route de la piscine ?
La baignade est possible seulement après la stabilisation des paramètres, la fin du traitement de rattrapage éventuel et le retour du désinfectant à une valeur compatible avec la baignade. Le délai de sécurité indiqué sur la notice des produits doit être respecté.