Piscine naturelle à Confluence : le maire de Lyon presse la Métropole d'agir
D'après actu Lyon, le maire de Lyon Grégory Doucet attend désormais la signature de Véronique Sarselli, présidente LR de la Métropole, pour lancer une piscine naturelle dans le quartier de la Confluence.

Cinq ans d'études et plus de 180 000 € investis par la Ville plus tard, le dossier est décrit comme prêt pour une ouverture visée dès l'été 2027. Le hic: la nouvelle majorité métropolitaine freine, alors qu'une pétition de 500 riverains s'oppose au projet, malgré un sondage municipal qui donne 74 % d'avis favorables sur 10 000 personnes consultées.
Un projet de baignade en eau vive, pas un bassin bois
Sur mes chantiers, j'installe des piscines en bois massif sans liner, alors quand j'entends « piscine naturelle », je traduis tout de suite: pas de bassin maçonné, mais un aménagement au fil de l'eau. À Confluence, la darse retenue se trouve en bord de Saône, accotée au centre commercial Westfield. L'idée, portée depuis 2020, est d'offrir une zone de baignade encadrée pour désengorger les piscines municipales saturées et limiter les baignades sauvages dans le Rhône et la Saône — un sujet sensible après les cinq vagues de chaleur de cet été et la recrudescence des noyades que la municipalité invoque pour justifier le projet.
Pour nous qui travaillons le bois, ce type d'ouvrage n'a rien à voir avec une piscine ossature-bois: pas de lambourdes, pas de classe d'emploi à choisir, pas de saturateur à passer chaque saison. On parle ici d'un aménagement hydraulique couplé à des espaces publics, pas d'un kit à monter dans son jardin. Mais ça reste un bon sujet à décortiquer: ça nous rappelle qu'un bassin, qu'il soit en bois ou en eau vive, commence toujours par une étude de site sérieuse, et qu'« idéal » sur le papier ne veut pas dire opérationnel.
Ce qu'il faut suivre pour comprendre la suite
Pour l'instant, la Métropole ne ferme pas la porte, mais temporise: Véronique Sarselli prévoit de nouveaux échanges et une rencontre avec les habitants mobilisés contre le projet avant de signer — ou pas — la convention d'exploitation qui donnerait le feu vert. En clair, rien n'est joué.
Ce qui mérite votre attention si vous suivez ce dossier:
- Le choix technique final: filtration biologique avec plantes épuratrices, ou solution mixte? C'est ce qui dictera l'ambiance des berges et des plages.
- Le modèle d'exploitation: baignade libre, encadrée, ou sur réservation? Ça change tout pour un aménagement en pleine zone urbaine.
- Le calendrier réel: l'été 2027 est annoncé, mais tant que la Métropole n'a pas paraphé la convention, on en reste aux intentions.
De notre côté, que vous montiez une piscine bois dans votre jardin ou que vous suiviez les projets publics, retenez une chose: un dossier annoncé « prêt » ne signifie pas un dossier autorisé. Les conventions et les arbitrages politiques prennent toujours plus de temps que la pose des premières lames de terrasse — c'est valable aussi pour les projets à 180 000 € comme pour les nôtres.