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Baignade naturelle : les leçons de résilience du site des Blondières à Lorette

Selon Le Progrès, la baignade en eau naturelle des Blondières à Lorette a refermé sa neuvième saison avec 18 357 entrées — un retour encourageant après une année 2025 blanche, conséquence de la…

Baignade naturelle : les leçons de résilience du site des Blondières à Lorette

Selon Le Progrès, la baignade en eau naturelle des Blondières à Lorette a refermé sa neuvième saison avec 18 357 entrées — un retour encourageant après une année 2025 blanche, conséquence de la pollution du Dorlay suite à la crue d'octobre 2024. Pour celles et ceux qui, comme moi, construisent des piscines en bois et réfléchissent à une baignade plus naturelle, ce chiffre raconte un appétit qui ne faiblit pas.

Une saison de reconstruction plus que de records

L'adjoint au maire Jean-Sébastien Payre le dit sans détour: « Je considère qu'on a fait une belle saison ». Le site Arnaud-Beltrame reste loin de son record de 27 000 entrées établi en 2018, et n'atteint pas les 22 000 de 2022. Mais avec 21 % de mieux qu'en 2024 (15 167 nageurs), on retrouve un niveau proche de 2023. La comparaison qui flatte l'élu: « On fait 4 000 entrées de plus que la piscine de Saint-Chamond ».

Ce qui m'intéresse sur mes chantiers, c'est ce que cette saison raconte sur la résilience d'un bassin de baignade. Une pollution du cours d'eau, une fermeture d'un an, et pourtant le public revient. Une baignade naturelle bien pensée n'est pas une simple pièce d'eau — c'est un système vivant qui dépend de ce qui se passe en amont, sur tout le bassin versant.

Trois points à vérifier avant de se lancer

Si l'idée d'une baignade intégrée au paysage vous trotte dans la tête, retenez trois leçons que cette actualité met en lumière.

D'abord, la qualité de l'eau ne se gère pas qu'au bassin. Lorette l'a appris en 2024: une crue, des dégâts sur le bassin versant, et c'est toute la saison suivante qui saute. Avant d'implanter, je regarde toujours la qualité de l'eau en amont sur au moins deux saisons, et je n'hésite pas à discuter avec les services municipaux ou l'agence de l'eau locale.

Ensuite, le bois autour d'un point d'eau naturel, c'est un choix de matériaux à part entière. Je travaille avec des essences en classe d'emploi 4 minimum pour les parties en contact ou à proximité immédiate de l'eau, et je prévois une ventilation sous les plages pour que ça ne bouge pas avec le temps. Un saturateur adapté, appliqué sans lésiner, changera l'entretien sur dix ans.

Enfin, ne vous laissez pas vendre le « zéro entretien ». Une baignade en eau naturelle, c'est vivant: il y a des plantes filtrantes à choisir selon le climat, des zones de régénération à dimensionner, et un suivi régulier de la clarté et du pH. Ce n'est pas une corvée, c'est un entretien — comme une terrasse en bois massif qu'on surveille saison après saison.

Ce que je retiens pour mes prochains devis

Cette saison à Lorette confirme une tendance que je vois sur le terrain depuis quelques années: les gens veulent autre chose qu'un bassin chloré rectangulaire. Ils veulent du bois, de la verdure, une eau qui a l'air vivante — quitte à accepter un peu plus de surveillance.

Sur mes chantiers, ça se traduit par des questions plus précises sur l'emplacement, l'orientation par rapport au vent dominant et la nature du sol. Ce sont ces discussions en amont qui font qu'un projet tient dix ans sans mauvaise surprise. La baignade des Blondières, malgré son année blanche, montre qu'un bon site bien conçu attire — et surtout fidélise — un public qui cherche exactement ça.